Katz promet que le chef du Hamas al Hayya rejoindra Haniyeh en enfer

Le ministre de la Défense Israel Katz a écrit dans un message sur X que le chef du Hamas Khalil al Hayya suivrait Ismaïl Haniyeh, qui, selon lui, a été envoyé en enfer. Le message accuse aussi le président turc d’accueillir le Hamas.
Israel Katz a écrit le 11 octobre qu’Israël avait éliminé les dirigeants du Hamas à Gaza et que le tour d’al Hayya viendrait aussi, selon les médias qui ont rapporté le message. Il a dit qu’al Hayya serait envoyé rejoindre Haniyeh et ses compagnons au fond de l’enfer. Aucune opération israélienne visant al Hayya n’a été annoncée.
Un message destiné à Ankara
Le même message s’en prenait au président turc Recep Tayyip Erdogan, en affirmant qu’il continue de dérouler le tapis rouge devant les assassins et les violeurs du Hamas. Selon ces mêmes comptes rendus, il comprenait une infographie en hébreu recensant des rencontres entre des responsables turcs et le Hamas sur plusieurs années. Katz a présenté la Turquie, avec les Frères musulmans, comme soutenant le Hamas contre Israël et d’autres États de la région. Il s’agit de ses propres affirmations, et les articles consultés ne vérifient pas l’infographie de manière indépendante.
Qui est al Hayya
Khalil al Hayya est né à Gaza en 1960 et fait partie du Hamas depuis sa fondation en 1987. Il est le chef du Hamas pour Gaza, en exil, et son principal négociateur, l’un des cinq membres du conseil de direction provisoire formé fin 2024, et il travaille principalement depuis le Qatar, où se déroulent les activités de médiation du Hamas, selon Al Jazeera.
La frappe de Doha en 2025
Al Hayya figurait parmi les hauts responsables du Hamas visés lorsqu’Israël a frappé un complexe résidentiel du centre de Doha le 9 septembre 2025. Six personnes ont été tuées : cinq membres du Hamas, dont Humam, le fils d’al Hayya, et le directeur de son bureau, ainsi qu’un membre des forces de sécurité qataries. Le Hamas a déclaré que l’attaque n’avait éliminé ni sa délégation de négociation ni ses hauts dirigeants. Une frappe antérieure, en 2014, avait tué un autre de ses fils.
La comparaison avec Haniyeh
Israël a tué Ismaïl Haniyeh, chef politique du Hamas, à Téhéran en 2024, et Katz a établi directement cette comparaison. Les menaces publiques de ministres israéliens contre des responsables du Hamas nommément désignés ne sont pas nouvelles, et elles n’annoncent pas à elles seules une frappe imminente. Le message illustre en revanche la position du gouvernement : les dirigeants du Hamas à l’étranger ne sont pas hors de sa portée, et la Turquie est désormais visée par ce discours.
Ni le Hamas ni le gouvernement turc n’avaient publié de réponse dans les articles consultés.



