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Politique

La Liste unifiée rejette les quatre conditions d'Eisenkot pour une coopération politique

Portrait peint de Gadi Eisenkot à côté du bâtiment de la Knesset avec un drapeau israélien
Gadi Eisenkot et la Knesset Photo: Ronen Horesh / Knesset Archives, CC BY-SA 4.0

Bakr Awawdeh a déclaré à la chaîne jordanienne Al Mamlaka qu'Eisenkot doit retirer ses principes s'il veut un gouvernement dépendant de forces politiques arabes. Il a également indiqué qu'aucune démarche officielle n'avait été engagée.

La Liste unifiée n'accepte pas les quatre conditions de Gadi Eisenkot pour une coopération politique, a déclaré Bakr Awawdeh, numéro 4 sur la liste de cette alliance électorale, lors d'un entretien à la chaîne jordanienne Al Mamlaka.

Awawdeh a affirmé que le dirigeant de Yashar devrait retirer ces principes s'il souhaitait former un gouvernement dépendant de forces politiques arabes. Il a aussi précisé qu'Eisenkot n'avait pas officiellement sollicité l'alliance.

Les quatre principes exposés par Eisenkot

Eisenkot a réaffirmé ses conditions le 31 octobre 2026 dans une déclaration rapportée par des médias israéliens, dont Davar et Ynet. Elles portent sur le caractère de l'État, ses valeurs fondatrices, les obligations de service et le pouvoir militaire et gouvernemental du Hamas à Gaza.

Le premier principe est la reconnaissance d'Israël comme État juif, démocratique et libéral garantissant l'égalité des droits. Le deuxième est l'engagement envers les valeurs de la Déclaration d'indépendance d'Israël.

Le troisième prévoit un service obligatoire pour tous les citoyens israéliens, sous une forme militaire, nationale ou civile. Cette formulation comprend plusieurs voies de service.

Le quatrième est la reconnaissance du Hamas comme organisation terroriste et de l'obligation de détruire ses capacités militaires ainsi que son pouvoir gouvernemental dans la bande de Gaza.

Deux points de départ différents pour coopérer

La Liste unifiée est une alliance électorale de partis dont une grande partie du soutien provient de l'électorat arabe d'Israël. Yashar est le parti dirigé par Eisenkot, ancien chef d'état-major de Tsahal.

Pour Eisenkot, les quatre principes constituent le fondement déclaré d'un élargissement du partenariat politique. Selon le compte rendu publié par Ynet de sa déclaration du 31 octobre, il considère tout député de la Knesset prêt à les signer comme un partenaire possible pour former un nouveau gouvernement.

Ces conditions reflètent aussi des thèmes du programme publié par Yashar. Le site officiel du parti relie le caractère juif et démocratique d'Israël à la Déclaration d'indépendance et préconise un service pour chaque citoyen dans un cadre adapté.

Le point de départ d'Awawdeh est différent: si Eisenkot veut s'appuyer sur des forces politiques arabes pour former un gouvernement, il doit retirer l'ensemble des conditions.

Le rejet de l'ensemble des conditions

Awawdeh a rejeté les quatre principes en bloc. Il n'a pas répondu séparément à chaque condition et n'a pas précisé à quelles formulations l'alliance s'oppose.

L'ensemble qu'il a rejeté comprend l'exigence de reconnaître le Hamas comme organisation terroriste et de détruire ses capacités militaires et son pouvoir gouvernemental dans la bande de Gaza.

Sa demande conserve une portée politique: retirer les principes reviendrait à supprimer le cadre proposé publiquement par Eisenkot pour un partenariat.

Entrer dans une coalition ou la soutenir de l'extérieur

Un parti qui rejoint une coalition gouvernementale participe à un accord sur le programme du gouvernement et les obligations de ses partenaires. Ces accords peuvent aussi répartir les portefeuilles ministériels et d'autres fonctions parlementaires ou gouvernementales.

Le soutien extérieur constitue un autre dispositif. Un parti peut rester hors de la coalition tout en aidant le gouvernement à obtenir un appui parlementaire, notamment lors d'un vote de confiance, sans détenir de siège au cabinet. Son soutien peut également se limiter à certains votes plutôt que reposer sur un programme commun de gouvernement.

Eisenkot n'a engagé aucune démarche officielle auprès de l'alliance. Avant qu'un partenariat potentiel puisse devenir un accord permettant de gouverner, les parties devraient définir à la fois les principes de leur coopération et la forme qu'elle prendrait.

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